Pourquoi choisir un vélo fabriqué en France ?

Secteur en pleine évolution, le marché du vélo fabriqué en France attire autant les utilisateurs que des nouvelles entreprises.

Depuis quelques années, le made in France a le vent en poupe. Entre produits ayant revus leur mode de production pour s’y rejoindre, ou alors création de nouvelles marques basées sur cette valeur, notre France a de beaux jours devant elle. Cette tendance touche de nombreux secteurs dont celui du cyclisme, qui a encore une grande marge de travail afin de pouvoir proposer des modèles de vélo fabriqué en France de A à Z. On vous explique tout juste en dessous.

Pourquoi acheter un vélo fabriqué en France ?

Le made in France plaît à de nombreux égards. Dans un premier temps, cela vient mettre en valeur le savoir-faire de nos artisans. Et redynamiser des secteurs tombés dans la non-activité à cause de délocalisations. Nous remettons ainsi la lumière sur des métiers et professionnels, travaillant avec passion sur la conception de produits variés.

La France dispose également de normes sur les pièces et éléments utilisés. Cela permet d’assurer d’une part, la production de produits finis conformes et sécurisés. Et d’une autre part, la non-utilisation de produits toxiques et interdits, mais utilisés dans d’autres pays lors de délocalisation. Des produits faits en France permettent aussi de s’assurer des conditions de travail des ouvriers. A la fois sur les horaires de travail, l’âge des travailleurs, mais aussi des lieux aux normes et sécurisés.

Un produit fabriqué en France, offrira également des frais de livraison moins longs que s’il était envoyé depuis l’autre bout du monde. Également, si les pièces du produit sont toutes conçues en France, ou dans des pays européens frontaliers, avec un nombre de transports réduits et plus green, l’impact écologique peut être revu à la baisse. Avec un produit fabriqué en France et un service client localisé sur l’hexagone, les échanges sont plus simples et rapides.

Valoriser le savoir-faire de notre pays, et diminuer notre empreinte écologique, le made in France a du bon !

La réalité du marché du vélo en France

Investir dans un vélo fabriqué en France de toute pièce, ça fait envie. Mais entre le rêve et la réalité, il existe aujourd’hui une frontière. En effet, le marché du vélo a connu bien des évolutions, notamment depuis ces 40 dernières années. 

A l’heure actuelle, les fabricants de vélo français sont en réalité plutôt des assembleurs. A savoir, une partie des composants du vélo sont fabriqués à l’étranger, notamment en Asie, et eux les assemblent ensemble sur le sol français. Aujourd’hui, un quart du vélo seulement est produit en France. Une réalité qui est due d’une part à la compétitivité des fabricants asiatiques. Mais également, au manque de fabricants de pièces en France, et ainsi d’une production française trop faible face à la demande. Nous comptons environ 2,6 millions de vélos achetés par an par les Français, pour seulement 660 000 deux-roues produits en France.

Bien que nous trouvions encore quelques fabricants de pièces détachées de vélo français. Notamment sur la création de cadres de vélo avec une centaine d’artisans, mais aussi de pédales, jantes, selles et roues. Les marques françaises se sont peu à peu tournées vers cette production à partir de pièces fabriquées à l’étranger.

Cependant, les choses ont été bousculées avec la création par Bruxelles de taxe antidumping depuis les années 90. Alors que les fabricants chinois, tunisiens, malaisiens ou encore indonésiens, coulaient de beaux jours en détournant les règles européennes, leurs pièces sont désormais soumises à des taxes avoisinant les 50 %.

Ces pièces revenant à un prix bien plus élevé qu’avant, et donc moins avantageux, permettent ainsi de remettre en avant les conceptions en France. Et, de relancer des postes en Europe et sur l’hexagone.

Les initiatives promouvant le développement du vélo fabriqué en France

Afin de relancer l’activité du secteur du vélo en France, des mesures sont prises sur différents niveaux.

S’inspirer du Portugal

Pour mieux agir et rebondir, il est important de cibler ses faiblesses. Et de voir ce que la concurrence fait de mieux pour nous dépasser. Les députés ont ainsi pour mission d’étudier quels sont les freins à l’expansion de l’industrie en France, et quelles sont les perspectives possibles.

La France prend comme motivation le cas du Portugal, qui produisait en 2010 le même nombre de vélos. Et affiche en 2022, une production de 3 millions d’unités contre 660 000 en France. 

Un développement qui s’explique par l’unité du Portugal dans sa région de Porto. Qui, grâce entre autres à des aides européennes et charges sociales, ont réussi à lancer la production de pièces et leur assemblage sur place. De manière plus compétitive que l’Asie.

Modèle de vélo fabriqué en France

L’idée étant de travailler en cohésion avec les pays voisins européens, afin de ne plus dépendre de l’Asie. Et de réussir à effacer les pénuries actuellement présentes sur le territoire.

Proposer des vélos, sur mesure et innovants

Comme nous pouvons l’observer, la demande des Français pour l’achat de vélo n’est pas en manque, avec un chiffre d’affaires avoisinant les 3 milliards d’euros en 2022. Notamment propulsé par l’achat de vélo à assistance électrique.

Le marché des VAE haut de gamme français fait déjà ses preuves, avec des productions ayant considérablement augmenté en l’espace de seulement 10 ans. Cependant, la proposition de vélo électrique haut de gamme, ou de vélo sur mesure, ne permet pas de cibler tous les pratiquants et leurs besoins.

Afin de rendre les vélos accessibles à différents budgets et pratiques, tout en proposant une production locale, des sociétés à l’image de Ref Bikes ont revu leur vision du vélo, pour proposer des solutions disruptives. En travaillant sur des innovations technologiques, et en adoptant une approche “cycle de vie”, des nouveaux modèles ont été conçus afin de s’adapter à l’évolution de votre pratique. Grâce à un cadre modulable et réparable, vous pouvez ainsi faire durer votre vélo, tout au long de vos années de pratique.

Cette revalorisation de la conception de vélos et de pièces en France, permet ainsi le déploiement de nouveaux postes. Nous comptons une quinzaine d’assembleurs, et des centaines d’autres fabricants de composants répartis sur le territoire.

En 2020, le secteur représentait 78 000 emplois en France, selon une étude de l’Ademe. Avec une prévision allant de 150 000 à 300 000 emplois visés pour 2030.

Débloquer des fonds et inciter les citoyens à pédaler

Près de 2 Français sur 5 utilisent le vélo quotidiennement, et ce ratio est estimé à augmenter ces prochaines années. Afin de pouvoir suivre au mieux les productions, et proposer du made in France, l’industrie du vélo à besoin d’aide de l’Etat. Un plan financier d’un milliard d’euros aurait été dans les discussions afin d’accompagner les industries. Cependant, du chemin reste à faire, notamment avec l’absence du vélo dans les secteurs listés dans le plan d’investissement « France 2030 » qui va venir débloquer 30 milliards d’euros dans les 5 ans pour les soutenir.

Rendre accessible le vélo électrique

L’attrait du vélo électrique se fait de plus en plus ressentir. Permettant de fournir plus ou moins d’effort, et surtout de pouvoir se déplacer plus rapidement qu’en voiture pour se rendre au travail, les VAE ont beaucoup d’avantage, mais un sacré coût. 

Avec son plan « Vélo et mobilités actives » l’état a ainsi débloqué des aides, dont on vous parle dans notre article sur le financement d’un vélo électrique. Les usagers peuvent ainsi franchir le pas et se lancer dans l’aventure du vélo électrique fabriqué en France.

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