Bikepacking en gravel : le guide complet pour préparer son premier voyage

Date

Conseils de Julio, mécanicien REF Bikes à Montpellier

Partir quelques jours avec son vélo chargé, dormir sous les étoiles et avaler des kilomètres de chemins : le bikepacking en gravel, c’est ça. Pas besoin d’être un coureur professionnel ni d’avoir un équipement hors de prix. Il faut juste savoir quoi prendre, comment le répartir, et éviter les erreurs classiques qui gâchent une sortie. Julio, notre mécanicien, a condensé tout ce qu’il sait dans ce guide.

L’essentiel en 30 secondes

Le gravel est le vélo idéal pour le bikepacking : polyvalent sur route et chemin et suffisamment léger pour avancer vite. Pour un premier voyage, comptez 60 à 80 km par jour et planifiez toujours en dénivelé, pas uniquement en distance. Pensez à emporter une doudoune compacte même en été, à remplir votre bidon dès que possible même s’il est encore rempli à moitié, et à vous arrêter une heure avant le coucher du soleil pour installer le bivouac.

Pourquoi le gravel est le meilleur vélo pour le bikepacking

Le bikepacking gravel, c’est la combinaison gagnante. Là où un VTT est trop lourd et un vélo de route trop fragile sur les chemins, le gravel occupe exactement le bon milieu : des pneus larges qui absorbent les vibrations, un cadre rigide qui supporte la charge, une géométrie qui reste confortable sur plusieurs heures.

Un bon gravel de bikepacking pèse entre 12 et 16 kg à vide. Il accepte des sacoches de cadre, de tige de selle et de guidon sans compromettre la stabilité. Et avec des pneus type gravel, comme le Hutchinson Touareg monté sur le City Gravel REF Bikes, il avale indifféremment l’asphalte et les pistes en terre.

Autre avantage décisif : la transmission. En bikepacking, vous allez croiser des montées imprévues, du vent de face, du sable. Une transmission 11 vitesses bien réglée vous permet de moduler finement l’effort sur la durée. Si votre itinéraire comporte du dénivelé, privilégiez la chaîne : elle supporte mieux les fortes contraintes mécaniques en montée. La courroie est idéale pour les parcours plats ou vallonnés, notamment sous la pluie ou dans les zones poussiéreuses où elle ne demande aucun entretien en route.

Préparer son itinéraire de bikepacking

Un bon itinéraire de bikepacking se prépare plusieurs jours à l’avance. Ce n’est pas le moment de l’improvisation totale, surtout pour un premier voyage.

Le D+ : le paramètre à ne pas sous-estimer

La distance en kilomètres ne dit rien sur la difficulté réelle d’une étape. 80 km à plat, c’est une journée tranquille. 80 km avec 1 500 m de dénivelé positif, c’est une tout autre histoire, surtout avec 10 kg de bagages sur le vélo. Avant de valider chaque étape, vérifiez systématiquement le D+ sur votre application de navigation (Komoot ou Strava donnent cette information directement sur le tracé).

Pour un premier bikepacking en gravel, Julio recommande de ne pas dépasser 800 m de D+ par jour. Vous aurez déjà assez à gérer avec les bagages et la logistique.

Planifier les points de ravitaillement

Point de vue panoramique depuis un itinéraire de bikepacking gravel en France

Même si vous partez en autonomie complète, Julio conseille de toujours faire passer l’itinéraire par au moins un village ou une ville par étape. Pour acheter quelque chose à manger, remplir les bidons, s’asseoir dix minutes à l’abri. En plein été dans le sud, une épicerie de village à midi peut changer une journée.

Si vous optez pour une autonomie alimentaire totale (réchaud, nourriture lyophilisée), vous pouvez éviter les zones habitées, mais assurez-vous toujours d’avoir des points d’eau identifiés sur votre tracé.

Cherchez aussi un spot avec une belle vue pour la pause ou le bivouac. C’est le genre de détail qui transforme une sortie en souvenir.

La règle du coucher de soleil

L’installation du bivouac prend environ une heure : sortir la tente ou le hamac, gonfler le matelas, préparer le repas du soir, ranger les sacoches. Comptez toujours cette heure dans vos calculs. Si le soleil se couche à 21h, vous devez être arrêté et en train de chercher votre emplacement à 20h au plus tard. En fin de journée, les jambes sont fatiguées et monter une tente dans le noir n’est agréable pour personne.

Bivouak en bikepacking gravel au coucher du soleil, avec un vélo gravel posé contre un arbre

Réseau et navigation

Avant de partir, vérifiez la couverture réseau sur l’ensemble du tracé via la carte de couverture de votre opérateur. Si le réseau est continu, votre téléphone suffit : Komoot ou Maps.me permettent de télécharger les cartes hors ligne. En zone blanche, un GPS dédié est indispensable. Ne partez jamais sans cartes téléchargées, même si vous pensez avoir du réseau partout.

Les sacoches pour le bikepacking gravel

La répartition du poids est cruciale en bikepacking gravel. Une charge mal équilibrée fatigue les bras, déséquilibre le vélo dans les virages et fragilise le cadre. La règle générale : les objets lourds bas et proches du centre, les objets volumineux en hauteur.

Avec le City Gravel REF Bikes, vous avez un avantage direct : le pizza rack inclus (capacité 10 kg). Il remplace avantageusement la sacoche de guidon classique pour transporter les affaires volumineuses et moins lourdes, tente, vêtements, sac de couchage.

Voici comment Julio répartit les sacoches :

Sacoche de tige de selle : la plus volumineuse. Idéale pour les vêtements, le sac de couchage, la serviette et les affaires de toilette. Facile d’accès le soir au bivouac.

Sacoche de cadre : pour les objets lourds et denses, kit de réparation, nourriture, batterie portable. Placée au centre du vélo, elle ne perturbe pas l’équilibre.

Sacoche top tube : pour tout ce dont vous avez besoin sans descendre du vélo, téléphone, snacks, crème solaire, carte. Elle doit être accessible à la main en roulant.

Pizza rack (City Gravel REF Bikes) : pour les affaires de bivouac volumineuses et légères. Avec le Camelbak recommandé par Julio pour l’hydratation sur le vélo, le pizza rack prend le relais pour le reste.

Si vous roulez à plusieurs, Julio recommande aussi des talkies-walkies, pratiques sur les longs faux plats ou quand les membres du groupe ont des rythmes différents.

La liste complète d'équipement de Julio

Vêtements et confort

  • Casque : indispensable, sans négociation
  • Lunettes de soleil : protège les yeux du soleil, du vent et des insectes sur les chemins
  • Cuissard de qualité : vous allez passer 6 à 8 heures dessus. Ce n’est pas le poste où économiser. Un bon cuissard avec chamois fait une différence considérable sur plusieurs jours.
  • Crème de chamois / crème anti-friction : à appliquer chaque matin avant d’enfiler le cuissard
  • Doudoune compacte : même en plein été. Les nuits en altitude ou les réveils à 4h du matin avec 12°C se gèrent infiniment mieux avec une doudoune de 300g compressée dans la sacoche. C’est le conseil le plus sous-estimé de Julio.
  • Crème solaire : à mettre le matin et à renouveler à midi. En selle, les avant-bras, le cou et les mollets exposés accumulent une dose de soleil importante sur la journée.
  • Maillot de bain : rien de mieux qu’une baignade après une longue étape. Une rivière, un lac, une crique, gardez l’option ouverte.
  • Tongs ou Birkenstock : en fin de journée, les pieds ont besoin d’air. Une paire de sandales légères, c’est 300g dans la sacoche et un confort incomparable au bivouac.

Couchage et bivouac

Selon vos préférences et la météo prévue, choisissez parmi :

  • Tente légère : solution la plus polyvalente, protège du vent et de la pluie
  • Hamac : idéal si vous passez par des zones boisées, plus léger mais dépendant des arbres
  • Matelas gonflable + sac à viande : pour les nuits d’été chaudes où la tente est superflue
  • Serviette de bain : compacte type microfibre
  • Affaires de toilette : le minimum, savon, brosse à dents, déodorant

Eau et nourriture

  • Bidon 750 ml + Camelbak : Julio recommande d’associer les deux sur le City Gravel. Le Camelbak permet de boire sans s’arrêter en roulant, le bidon sert de réserve.
  • Règle de l’eau : même si vous n’avez bu qu’un tiers de votre bidon, remplissez-le dès que vous passez devant un point d’eau. Vous ne savez pas quand sera le suivant.
  • Snacks d’urgence : gels énergétiques, pâtes de fruits ou compotes. Même si vous mangez à table à chaque étape, gardez toujours quelque chose sur vous. Les coups de fatigue arrivent vite entre deux villages.
  • Réchaud : uniquement si vous optez pour une autonomie alimentaire complète. Sinon, les restaurants et épiceries de village suffisent.

Tech et navigation

  • Téléphone : avec les cartes téléchargées hors ligne (Komoot, Maps.me)
  • GPS dédié : si votre itinéraire passe par des zones sans réseau
  • Batterie portable : indispensable. Chargez-la chaque soir, même si elle est à 80%.
  • Prise multi-port : une prise avec 3 ou 4 ports USB permet de tout recharger en même temps dans un café ou un restaurant sans chercher plusieurs prises. Ça change vraiment la logistique des arrêts.
  • Règle des appareils : rechargez tout le soir même à 50%. Le lendemain matin, vous partez toujours à 100%.

Sécurité et divers

  • Cadenas avec câble long : pour attacher le vélo contre un arbre ou n’importe quel point fixe en dehors des zones urbaines
  • Couteau suisse : multifonction, ne prend pas de place
  • Mini sangles élastiques : pour fixer des affaires supplémentaires par-dessus les sacoches si vous êtes un peu court en volume
  • Gants fins : pratiques pour réparer une crevaison sans se salir les mains à l’huile de chaîne

Kit de réparation

Ne partez jamais sans :

  • Multi-tool vélo : pour régler les pièces en route
  • Démonte-pneus (x2)
  • 2 chambres à air minimum : en bikepacking, une crevaison n’est jamais au bon endroit
  • Rustines : pour les pannes au-delà de la deuxième chambre
  • Maillon rapide : au cas où la chaîne casse (indispensable si vous roulez en chaîne)
  • Graisse pour chaîne : à appliquer avant de partir si modèle à chaîne. Si vous roulez en zone poussiéreuse ou sous la pluie, emportez un petit flacon.

Les règles d'or du bikepacking gravel selon Julio

Dix ans à préparer des vélos pour des départs en bikepacking, ça donne des réflexes. Voici ceux que Julio répète systématiquement avant chaque départ :

Toujours vérifier le D+ avant de valider l’étape. La distance ne ment pas, mais le dénivelé peut surprendre.

Recharger tous les appareils chaque soir, même à 50%. Une batterie à 100% au réveil, c’est une décision de moins à prendre en route.

Remplir les bidons dès qu’ils atteignent le tiers. On ne sait jamais où est le prochain point d’eau.

S’arrêter une heure avant le coucher du soleil. Le bivouac se monte mieux à la lumière du jour.

Toujours emporter une doudoune compacte. Même en juillet. Même dans le sud.

Mettre la crème solaire le matin et à midi. Pas juste au départ.

Prévoir un point de restauration sur chaque étape. Même en autonomie, un village en backup, c’est la sécurité.

Le City Gravel REF Bikes pour le bikepacking

Le City Gravel REF Bikes est le vélo idéal pour partir en bikepacking gravel. C’est le vélo que Julio prépare pour les clients qui veulent explorer les routes et chemins sur plusieurs jours.

Ce qui le rend particulièrement adapté au bikepacking :

  • Pizza rack inclus : capacité 10 kg, directement intégré au cadre. Vous n’avez pas à acheter et à monter un porte-bagages séparé.
  • Pneus Hutchinson Touareg gravel : conçus pour rouler sur route et chemin, ils encaissent les vibrations et résistent bien aux terrains variés.
  • Freins hydrauliques Shimano MT200 : le freinage reste constant même avec des sacoches chargées et des descentes longues.
  • Transmission 11 vitesses : en chaîne ou en courroie selon votre préférence. La courroie est recommandée si vous partez en zone poussiéreuse ou pluvieuse, aucun entretien en route.
  • Cadre aluminium Made in France, 14 kg : léger et rigide, il ne fléchit pas sous la charge des sacoches.
  • Jantes Karma 27,5″ Made in France : renforcées pour encaisser les terrains difficiles.

Disponible à partir de 1 290 € ou 43 €/mois en location longue durée dans le cadre d’un vélo de fonction.

Si vous voulez voir le vélo avant de décider, notre showroom de Montpellier est ouvert sur rendez-vous. Vous pouvez aussi appeler directement au 06 10 96 92 55.

FAQ

Le gravel est le format idéal : polyvalent sur route et chemin, léger, compatible avec des sacoches de cadre et de guidon. Un gravel équipé de pneus larges type Hutchinson Touareg offre le meilleur compromis entre vitesse, confort et capacité de chargement. Évitez le VTT (trop lourd) et le vélo de route (trop fragile sur chemin).

Pour un premier voyage, comptez 60 à 80 km par jour sur terrain mixte. Le vrai paramètre n’est pas la distance mais le dénivelé positif (D+) : 1 000 m de D+ sur 60 km demande bien plus d’effort que 80 km à plat. Planifiez toujours en heures de selle et en D+, pas uniquement en kilomètres.

Les objets lourds en sacoche de cadre (kit réparation, nourriture), les affaires volumineuses en sacoche de tige de selle (vêtements, couchage), les affaires d’accès rapide en top tube (téléphone, snacks, crème solaire). Sur le pizza rack ou en sacoche de guidon : les affaires de bivouak.

Oui, en commençant par un itinéraire court : 2 ou 3 jours, 60 km par jour maximum, D+ modéré. L’essentiel est de bien planifier les étapes, d’anticiper les points d’eau et de ravitaillement, et de faire vérifier le vélo par un mécanicien avant de partir.

Sources

 

Conseils de Julio, mécanicien REF Bikes à Montpellier

Partir quelques jours avec son vélo chargé, dormir sous les étoiles et avaler des kilomètres de chemins : le bikepacking en gravel, c’est ça. Pas besoin d’être un coureur professionnel ni d’avoir un équipement hors de prix. Il faut juste savoir quoi prendre, comment le répartir, et éviter les erreurs classiques qui gâchent une sortie. Julio, notre mécanicien, a condensé tout ce qu’il sait dans ce guide.

L’essentiel en 30 secondes

Le gravel est le vélo idéal pour le bikepacking : polyvalent sur route et chemin et suffisamment léger pour avancer vite. Pour un premier voyage, comptez 60 à 80 km par jour et planifiez toujours en dénivelé, pas uniquement en distance. Pensez à emporter une doudoune compacte même en été, à remplir votre bidon dès que possible même s’il est encore rempli à moitié, et à vous arrêter une heure avant le coucher du soleil pour installer le bivouac.

Pourquoi le gravel est le meilleur vélo pour le bikepacking

Le bikepacking gravel, c’est la combinaison gagnante. Là où un VTT est trop lourd et un vélo de route trop fragile sur les chemins, le gravel occupe exactement le bon milieu : des pneus larges qui absorbent les vibrations, un cadre rigide qui supporte la charge, une géométrie qui reste confortable sur plusieurs heures.

Un bon gravel de bikepacking pèse entre 12 et 16 kg à vide. Il accepte des sacoches de cadre, de tige de selle et de guidon sans compromettre la stabilité. Et avec des pneus type gravel, comme le Hutchinson Touareg monté sur le City Gravel REF Bikes, il avale indifféremment l’asphalte et les pistes en terre.

Autre avantage décisif : la transmission. En bikepacking, vous allez croiser des montées imprévues, du vent de face, du sable. Une transmission 11 vitesses bien réglée vous permet de moduler finement l’effort sur la durée. Si votre itinéraire comporte du dénivelé, privilégiez la chaîne : elle supporte mieux les fortes contraintes mécaniques en montée. La courroie est idéale pour les parcours plats ou vallonnés, notamment sous la pluie ou dans les zones poussiéreuses où elle ne demande aucun entretien en route.

Préparer son itinéraire de bikepacking

Un bon itinéraire de bikepacking se prépare plusieurs jours à l’avance. Ce n’est pas le moment de l’improvisation totale, surtout pour un premier voyage.

Le D+ : le paramètre à ne pas sous-estimer

La distance en kilomètres ne dit rien sur la difficulté réelle d’une étape. 80 km à plat, c’est une journée tranquille. 80 km avec 1 500 m de dénivelé positif, c’est une tout autre histoire, surtout avec 10 kg de bagages sur le vélo. Avant de valider chaque étape, vérifiez systématiquement le D+ sur votre application de navigation (Komoot ou Strava donnent cette information directement sur le tracé).

Pour un premier bikepacking en gravel, Julio recommande de ne pas dépasser 800 m de D+ par jour. Vous aurez déjà assez à gérer avec les bagages et la logistique.

Planifier les points de ravitaillement

Point de vue panoramique depuis un itinéraire de bikepacking gravel en France

Même si vous partez en autonomie complète, Julio conseille de toujours faire passer l’itinéraire par au moins un village ou une ville par étape. Pour acheter quelque chose à manger, remplir les bidons, s’asseoir dix minutes à l’abri. En plein été dans le sud, une épicerie de village à midi peut changer une journée.

Si vous optez pour une autonomie alimentaire totale (réchaud, nourriture lyophilisée), vous pouvez éviter les zones habitées, mais assurez-vous toujours d’avoir des points d’eau identifiés sur votre tracé.

Cherchez aussi un spot avec une belle vue pour la pause ou le bivouac. C’est le genre de détail qui transforme une sortie en souvenir.

La règle du coucher de soleil

L’installation du bivouac prend environ une heure : sortir la tente ou le hamac, gonfler le matelas, préparer le repas du soir, ranger les sacoches. Comptez toujours cette heure dans vos calculs. Si le soleil se couche à 21h, vous devez être arrêté et en train de chercher votre emplacement à 20h au plus tard. En fin de journée, les jambes sont fatiguées et monter une tente dans le noir n’est agréable pour personne.

Bivouak en bikepacking gravel au coucher du soleil, avec un vélo gravel posé contre un arbre

Réseau et navigation

Avant de partir, vérifiez la couverture réseau sur l’ensemble du tracé via la carte de couverture de votre opérateur. Si le réseau est continu, votre téléphone suffit : Komoot ou Maps.me permettent de télécharger les cartes hors ligne. En zone blanche, un GPS dédié est indispensable. Ne partez jamais sans cartes téléchargées, même si vous pensez avoir du réseau partout.

Les sacoches pour le bikepacking gravel

La répartition du poids est cruciale en bikepacking gravel. Une charge mal équilibrée fatigue les bras, déséquilibre le vélo dans les virages et fragilise le cadre. La règle générale : les objets lourds bas et proches du centre, les objets volumineux en hauteur.

Avec le City Gravel REF Bikes, vous avez un avantage direct : le pizza rack inclus (capacité 10 kg). Il remplace avantageusement la sacoche de guidon classique pour transporter les affaires volumineuses et moins lourdes, tente, vêtements, sac de couchage.

Voici comment Julio répartit les sacoches :

Sacoche de tige de selle : la plus volumineuse. Idéale pour les vêtements, le sac de couchage, la serviette et les affaires de toilette. Facile d’accès le soir au bivouac.

Sacoche de cadre : pour les objets lourds et denses, kit de réparation, nourriture, batterie portable. Placée au centre du vélo, elle ne perturbe pas l’équilibre.

Sacoche top tube : pour tout ce dont vous avez besoin sans descendre du vélo, téléphone, snacks, crème solaire, carte. Elle doit être accessible à la main en roulant.

Pizza rack (City Gravel REF Bikes) : pour les affaires de bivouac volumineuses et légères. Avec le Camelbak recommandé par Julio pour l’hydratation sur le vélo, le pizza rack prend le relais pour le reste.

Si vous roulez à plusieurs, Julio recommande aussi des talkies-walkies, pratiques sur les longs faux plats ou quand les membres du groupe ont des rythmes différents.

La liste complète d'équipement de Julio

Vêtements et confort

  • Casque : indispensable, sans négociation
  • Lunettes de soleil : protège les yeux du soleil, du vent et des insectes sur les chemins
  • Cuissard de qualité : vous allez passer 6 à 8 heures dessus. Ce n’est pas le poste où économiser. Un bon cuissard avec chamois fait une différence considérable sur plusieurs jours.
  • Crème de chamois / crème anti-friction : à appliquer chaque matin avant d’enfiler le cuissard
  • Doudoune compacte : même en plein été. Les nuits en altitude ou les réveils à 4h du matin avec 12°C se gèrent infiniment mieux avec une doudoune de 300g compressée dans la sacoche. C’est le conseil le plus sous-estimé de Julio.
  • Crème solaire : à mettre le matin et à renouveler à midi. En selle, les avant-bras, le cou et les mollets exposés accumulent une dose de soleil importante sur la journée.
  • Maillot de bain : rien de mieux qu’une baignade après une longue étape. Une rivière, un lac, une crique, gardez l’option ouverte.
  • Tongs ou Birkenstock : en fin de journée, les pieds ont besoin d’air. Une paire de sandales légères, c’est 300g dans la sacoche et un confort incomparable au bivouac.

Couchage et bivouac

Selon vos préférences et la météo prévue, choisissez parmi :

  • Tente légère : solution la plus polyvalente, protège du vent et de la pluie
  • Hamac : idéal si vous passez par des zones boisées, plus léger mais dépendant des arbres
  • Matelas gonflable + sac à viande : pour les nuits d’été chaudes où la tente est superflue
  • Serviette de bain : compacte type microfibre
  • Affaires de toilette : le minimum, savon, brosse à dents, déodorant

Eau et nourriture

  • Bidon 750 ml + Camelbak : Julio recommande d’associer les deux sur le City Gravel. Le Camelbak permet de boire sans s’arrêter en roulant, le bidon sert de réserve.
  • Règle de l’eau : même si vous n’avez bu qu’un tiers de votre bidon, remplissez-le dès que vous passez devant un point d’eau. Vous ne savez pas quand sera le suivant.
  • Snacks d’urgence : gels énergétiques, pâtes de fruits ou compotes. Même si vous mangez à table à chaque étape, gardez toujours quelque chose sur vous. Les coups de fatigue arrivent vite entre deux villages.
  • Réchaud : uniquement si vous optez pour une autonomie alimentaire complète. Sinon, les restaurants et épiceries de village suffisent.

Tech et navigation

  • Téléphone : avec les cartes téléchargées hors ligne (Komoot, Maps.me)
  • GPS dédié : si votre itinéraire passe par des zones sans réseau
  • Batterie portable : indispensable. Chargez-la chaque soir, même si elle est à 80%.
  • Prise multi-port : une prise avec 3 ou 4 ports USB permet de tout recharger en même temps dans un café ou un restaurant sans chercher plusieurs prises. Ça change vraiment la logistique des arrêts.
  • Règle des appareils : rechargez tout le soir même à 50%. Le lendemain matin, vous partez toujours à 100%.

Sécurité et divers

  • Cadenas avec câble long : pour attacher le vélo contre un arbre ou n’importe quel point fixe en dehors des zones urbaines
  • Couteau suisse : multifonction, ne prend pas de place
  • Mini sangles élastiques : pour fixer des affaires supplémentaires par-dessus les sacoches si vous êtes un peu court en volume
  • Gants fins : pratiques pour réparer une crevaison sans se salir les mains à l’huile de chaîne

Kit de réparation

Ne partez jamais sans :

  • Multi-tool vélo : pour régler les pièces en route
  • Démonte-pneus (x2)
  • 2 chambres à air minimum : en bikepacking, une crevaison n’est jamais au bon endroit
  • Rustines : pour les pannes au-delà de la deuxième chambre
  • Maillon rapide : au cas où la chaîne casse (indispensable si vous roulez en chaîne)
  • Graisse pour chaîne : à appliquer avant de partir si modèle à chaîne. Si vous roulez en zone poussiéreuse ou sous la pluie, emportez un petit flacon.

Les règles d'or du bikepacking gravel selon Julio

Dix ans à préparer des vélos pour des départs en bikepacking, ça donne des réflexes. Voici ceux que Julio répète systématiquement avant chaque départ :

Toujours vérifier le D+ avant de valider l’étape. La distance ne ment pas, mais le dénivelé peut surprendre.

Recharger tous les appareils chaque soir, même à 50%. Une batterie à 100% au réveil, c’est une décision de moins à prendre en route.

Remplir les bidons dès qu’ils atteignent le tiers. On ne sait jamais où est le prochain point d’eau.

S’arrêter une heure avant le coucher du soleil. Le bivouac se monte mieux à la lumière du jour.

Toujours emporter une doudoune compacte. Même en juillet. Même dans le sud.

Mettre la crème solaire le matin et à midi. Pas juste au départ.

Prévoir un point de restauration sur chaque étape. Même en autonomie, un village en backup, c’est la sécurité.

Le City Gravel REF Bikes pour le bikepacking

Le City Gravel REF Bikes est le vélo idéal pour partir en bikepacking gravel. C’est le vélo que Julio prépare pour les clients qui veulent explorer les routes et chemins sur plusieurs jours.

Ce qui le rend particulièrement adapté au bikepacking :

  • Pizza rack inclus : capacité 10 kg, directement intégré au cadre. Vous n’avez pas à acheter et à monter un porte-bagages séparé.
  • Pneus Hutchinson Touareg gravel : conçus pour rouler sur route et chemin, ils encaissent les vibrations et résistent bien aux terrains variés.
  • Freins hydrauliques Shimano MT200 : le freinage reste constant même avec des sacoches chargées et des descentes longues.
  • Transmission 11 vitesses : en chaîne ou en courroie selon votre préférence. La courroie est recommandée si vous partez en zone poussiéreuse ou pluvieuse, aucun entretien en route.
  • Cadre aluminium Made in France, 14 kg : léger et rigide, il ne fléchit pas sous la charge des sacoches.
  • Jantes Karma 27,5″ Made in France : renforcées pour encaisser les terrains difficiles.

Disponible à partir de 1 290 € ou 43 €/mois en location longue durée dans le cadre d’un vélo de fonction.

Si vous voulez voir le vélo avant de décider, notre showroom de Montpellier est ouvert sur rendez-vous. Vous pouvez aussi appeler directement au 06 10 96 92 55.

FAQ

Le gravel est le format idéal : polyvalent sur route et chemin, léger, compatible avec des sacoches de cadre et de guidon. Un gravel équipé de pneus larges type Hutchinson Touareg offre le meilleur compromis entre vitesse, confort et capacité de chargement. Évitez le VTT (trop lourd) et le vélo de route (trop fragile sur chemin).

Pour un premier voyage, comptez 60 à 80 km par jour sur terrain mixte. Le vrai paramètre n’est pas la distance mais le dénivelé positif (D+) : 1 000 m de D+ sur 60 km demande bien plus d’effort que 80 km à plat. Planifiez toujours en heures de selle et en D+, pas uniquement en kilomètres.

Les objets lourds en sacoche de cadre (kit réparation, nourriture), les affaires volumineuses en sacoche de tige de selle (vêtements, couchage), les affaires d’accès rapide en top tube (téléphone, snacks, crème solaire). Sur le pizza rack ou en sacoche de guidon : les affaires de bivouak.

Oui, en commençant par un itinéraire court : 2 ou 3 jours, 60 km par jour maximum, D+ modéré. L’essentiel est de bien planifier les étapes, d’anticiper les points d’eau et de ravitaillement, et de faire vérifier le vélo par un mécanicien avant de partir.

Sources

 

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